VIE POLITIQUE DE LA BULGARIE
La difficulté majeure de la période de transition à laquelle la Bulgarie a eu à faire face se résume dans les agissements du " réseau national " et des conséquences de ces agissements.
En effet, 3 groupes : la " Nomenklatura " du régime communiste évincé, les membres des Organes de Sécurité de l'ancien régime jouant sans vergogne la carte de la criminalisation, et ceux qui avaient été chassés des affaires à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, de manière fort discrète, se sont efforcés d'investir indépendamment l'un de l'autre le pouvoir !
La Nomenklatura a su durer en maîtrisant l'information économique, les contacts commerciaux et politiques essentiels. Les lois devant les écarter du pouvoir se firent non seulement attendre mais leur application resta très laxiste.
Le deuxième groupe, composé essentiellement de " victimes " du premier a du composer autant avec l'ancienne Nomenklatura que les représentants des anciens Organes de Sécurité (et leur pendant criminalisé). La seule "légitimité " ne compensait aucunement expérience et compétences (totalement absentes chez eux) pour occuper seul le terrain !
Les premières années, nombre de postes politiques importants (ministres, députés, diplomates, etc.…) furent occupés par des intellectuels qui s'avérèrent incapables de mettre en place un système économique et politique renouvelé en Bulgarie. Les anciens des Organes de Sécurité et leur pendant criminalisé s'engouffraient dans la brèche….
La course à l'accaparement des moyens économiques du pays était lancée sans considération aucune pour le futur de la Bulgarie et encore moins des Bulgares ! Il fallut attendre l'automne 1996 pour voir apparaître les premières velléités de réformes économiques (pour les réformes politiques, ce fut encore plus tardif !).
Depuis, de douloureuses réformes (avant tout pour la population) sont mises en place et les " résultats " se font attendre. S'y ajoutent des affaires de corruption en nombre réparties sur la quasi totalité de l'échiquier politique. La lassitude de l'électorat bulgare qui en découle se remarque par une participation en fort déclin (55% au 2° tour des dernières Présidentielles) et des votes " sanction " à répétition que certains prétendent être de la versatilité !
Le prochain rendez-vous électoral est en juin 2005 : les Législatives ! Les résultats et le devenir en découlant pour les acteurs de la vie politique bulgare seront sans doute intéressants….